San Helvetia

Tomahawk - Oddfellows (2013)
Ca y est, je l’écoute, au casque, encore et encore. Tomahawk, Mit Gas et même Anonymous sont des petits cailloux que je sème depuis plus de dix ans maintenant, toujours à traîner sur une platine, une playlist, une clé usb, un cd dans la voiture, pour faire chier tout le monde en soirée entre un Rihanna et un Papier Tigre… Alors comment accueillir ce Oddfellows sans tomber dans le psychodrame du fan déçu ou l’hystérie de la groupie de base.
Au diable l’avarice, je suis devant le meilleur album de Tomahawk, tout simplement. Le premier extrait Stone Letter m’avait fait chanceler: qu’est-ce que c’est que cette teenage power song de springbreak dégueulasse? Bon, à force, on s’y habitue, ça reste même plus que correct. Oddfellows, le deuxième extrait, m’accroche direct, plus lourd, plus rampant, oppressant et obsédant. Ce sont justement ces deux titres qui ouvrent l’album.
Arrive ensuite I.O.U, trip hop, intro piano, beat électro, violons. On navigue entre Stripsearch de FNM et une version rock de Teardrop de Massive Attack.  Epique et heavy. La prod de l’album apparaît limpide et puissante, assez dépouillée et organique avec un super traitement des voix, étonnant. White hats/Black hats est dans le pur style Tomahawk. Les gimmicks de Denison force la comparaison vers du Jesus Lizard, Stanier martèle son kit de batterie. On calme le rythme avec A Thousand Eyes, jolie reverb et chant mielleux  On enchaîne sur une ride jazz, un walking de basse ou de contrebasse, Rise up the dirty se la joue jazzouille avant de virer dans le Mr Bungle époque Disco Volante, plus-value Dunn. The Quiet Few me fait penser a du Crimson de 80’s, avec finish up tempo bruitiste. The door? Led Zeppelin? Morricone? I Can Almost See Them fait prendre une dimension cinématographique à l’album. South Paw, chanson-riff, petit phrasé à la Tool, mélodique et puissant, une des chansons les plus évidentes et une de mes préférées. Choke Neck, triste et dansante à la fois, mi dépressif et mi crooner ne me passionne pas plus que ça. Baby let’s play ____, guitare rampante et chœur religieux. Les orchestrations rappellent Mancini, un mélange Lujon et de Evidence de FNM sous lexomil.  Arrive déjà le dernier titre, Typhoon ,intro western et rythme saccadé, on finis l’album dans le plus pur style Tomahawk, chanson punky, finish crescendo et bâm…. c’est fini. Déjà?
Oddfellows est une petite bombe de 42 minutes, des chansons trop courtes, variées mais parfaitement identifiable, Tomahawk agreed. Patton est à son apogée, les vieilles hasbeeneries que l’on pouvait encore trouver sur les premiers albums sont évacués. Denison est à l’heure actuel mon guitariste préféré, Stanier est excellent, comme dans Battles et son, jeux est plus simple. Dunn se relève être le parfait remplaçant à Rutmanis à la basse et amène un traitement plus raffiné de la basse. La production est vraiment plus ample et donne un album organiquement rock et puissant, c’est le Album of the Year de Tomahawk. J’espère que cet album ne sera pas le dernier et qu’il ne faudra pas attendre 6 ans pour avoir le prochain… Tomahawk a une discographie parfaite.

Tomahawk - Oddfellows (2013)

Ca y est, je l’écoute, au casque, encore et encore. TomahawkMit Gas et même Anonymous sont des petits cailloux que je sème depuis plus de dix ans maintenant, toujours à traîner sur une platine, une playlist, une clé usb, un cd dans la voiture, pour faire chier tout le monde en soirée entre un Rihanna et un Papier Tigre… Alors comment accueillir ce Oddfellows sans tomber dans le psychodrame du fan déçu ou l’hystérie de la groupie de base.

Au diable l’avarice, je suis devant le meilleur album de Tomahawk, tout simplement. Le premier extrait Stone Letter m’avait fait chanceler: qu’est-ce que c’est que cette teenage power song de springbreak dégueulasse? Bon, à force, on s’y habitue, ça reste même plus que correct. Oddfellows, le deuxième extrait, m’accroche direct, plus lourd, plus rampant, oppressant et obsédant. Ce sont justement ces deux titres qui ouvrent l’album.

Arrive ensuite I.O.U, trip hop, intro piano, beat électro, violons. On navigue entre Stripsearch de FNM et une version rock de Teardrop de Massive Attack.  Epique et heavy. La prod de l’album apparaît limpide et puissante, assez dépouillée et organique avec un super traitement des voix, étonnant. White hats/Black hats est dans le pur style Tomahawk. Les gimmicks de Denison force la comparaison vers du Jesus Lizard, Stanier martèle son kit de batterie. On calme le rythme avec A Thousand Eyes, jolie reverb et chant mielleux  On enchaîne sur une ride jazz, un walking de basse ou de contrebasse, Rise up the dirty se la joue jazzouille avant de virer dans le Mr Bungle époque Disco Volante, plus-value Dunn. The Quiet Few me fait penser a du Crimson de 80’s, avec finish up tempo bruitiste. The doorLed ZeppelinMorriconeI Can Almost See Them fait prendre une dimension cinématographique à l’album. South Paw, chanson-riff, petit phrasé à la Tool, mélodique et puissant, une des chansons les plus évidentes et une de mes préférées. Choke Neck, triste et dansante à la fois, mi dépressif et mi crooner ne me passionne pas plus que ça. Baby let’s play ____, guitare rampante et chœur religieux. Les orchestrations rappellent Mancini, un mélange Lujon et de Evidence de FNM sous lexomil.  Arrive déjà le dernier titre, Typhoon ,intro western et rythme saccadé, on finis l’album dans le plus pur style Tomahawk, chanson punky, finish crescendo et bâm…. c’est fini. Déjà?

Oddfellows est une petite bombe de 42 minutes, des chansons trop courtes, variées mais parfaitement identifiable, Tomahawk agreed. Patton est à son apogée, les vieilles hasbeeneries que l’on pouvait encore trouver sur les premiers albums sont évacués. Denison est à l’heure actuel mon guitariste préféré, Stanier est excellent, comme dans Battles et son, jeux est plus simple. Dunn se relève être le parfait remplaçant à Rutmanis à la basse et amène un traitement plus raffiné de la basse. La production est vraiment plus ample et donne un album organiquement rock et puissant, c’est le Album of the Year de Tomahawk. J’espère que cet album ne sera pas le dernier et qu’il ne faudra pas attendre 6 ans pour avoir le prochain… Tomahawk a une discographie parfaite.